Le jardin des arbustes du Centre de la nature
Implanté en 1985

Le jardin des arbustes fut le second aménagé sur le site. C’est durant l’été 1985 que ce dernier fut dessiné et les infrastructures complétées. Les autorités du Centre de la Nature ont choisi de s’associer avec des entreprises horticoles oeuvrant sur son territoire pour réaliser un jardin éducatif consacré aux arbustes ornementaux disponibles dans les centres-jardins et les pépinières.

 

aDes féviers d’Amérique (Gleditsia triacanthos var.inermis ‘Sunburst’), des lilas de Preston (Syringa x prestoniae ‘James MacFarlane’, des épinettes (Picea glauca), des marronniers d’Inde (Aesculus hippocastanum), des lilas du Japon (Syringa reticulata), des noisetiers de Byzance (Corylus colurna), des tilleuls d’Europe (Tilia cordata), des arbres aux aquarante écus (Gingko biloba), des chênes fastigiés (Quercus robur ‘Fastigiata’) et un grand spécimen d’orme de Sibérie (Ulmus chinensis) furent plantés et leurs frondaisons assurent des îlots de fraîcheur particulièrement recherchés durant les chaudes journées de l’été. Un chêne rouge indigène (Quercus rubra) a également été planté en 1997 pour commémorer le décès d’un collègue ; une plaque nous le rappelle également à notre mémoire.

Ce jardin d’une superficie approximative de 3 000 m2 est situé à l’est du second étang et au nord du périmètre anciennement dévolu aux jardinets d’écoliers et à la pépinière (maintenant le jardin de collection des échinacées) ; il est bordé par un chemin de service qui servait autrefois de piste cyclable. Il se compose à l’heure actuelle de 11 grandes plates-bandes asymétriques réparties sur deux niveaux délimités plus ou moins en son centre par un muret de pierres naturelles.

A l’origine, sept pépinières de Laval ont consenti à la fourniture et à l’aménagement d’autant de plates-bandes, selon un plan directeur élaboré par les responsables. Une autre firme horticole a gracieusement fourni du matériel végétal, ce qui a permis au personnel du parc de terminer l’aménagement des deux plates-bandes restantes. Les noms des firmes horticoles participantes se trouvent réunis sur un panneau installé à l’entrée sud du jardin.

Le jardin de collection des arbustes ornementaux renferme plus de 750 spécimens d’arbres et d’arbustes répartis en plus d’une centaine d’espèces et de cultivars différents. Le visiteur pourra découvrir des espèces et des cultivars connus et méconnus, la plupart du temps facilement disponibles en pépinière, dans divers arrangements où chacun des arbustes présents met les autres en valeur. Au fil des années, certains spécimens, trop volumineux, ont laissé leur place à d’autres. 

 

Quelques plantes à découvrir
aLe faux-cyprès de Nootka (Chamaecyparis nootkatensis ‘Pendula’) est un conifère à feuillage persistant constitué de longues ramilles et présentant des branches espacées plus ou moins horizontales ou courbées et retombantes donnant à ce végétal un port très particulier que certains désignent comme « fantomatique ». De croissance lente, mais rustique dans le sud-ouest du Québec (zone 5), ce petit arbre peut atteindre de 3 à 5 m de hauteur et un étalement d’environ 3 m. Il ne demande une terre ni trop sèche, ni trop humide et un sol légèrement acide au pH de 4 à 6,5. On l’utilise, en isolé sur une pelouse ou au centre d’un grand massif comme plante vedette d’un aménagement.

Le genévrier des Rocheuses ‘Blue Heaven’ (Juniperus scopularum ‘Blue Heaven’) est un conifère érigé, au port pyramidal élancé, pouvant atteindre de 3 à 5 m de hauteur arborant un feuillage d’un bleu argenté tout à fait remarquable. Compte tenu de son excellente rusticité (zone 3), il est parfaitement indiqué dans le sud-ouest du Québec. On peut l’utiliser en massif ou comme écran, mais c’est en isolé sur une pelouse ou dans un grand massif qu’il révèle au mieux sont port régulier et son feuillage décoratif. Il exige une situation ensoleillée, un sol bien drainé et plutôt sec.

aLe kolkwitzia aimbale (Kolkwitzia amabilis), connu en anglais sous le nom de beautybush, arbuste aux tiges d’abord érigées puis retombantes, formant un buisson qui peut atteindre 2 à 3 m de hauteur et 1,50 à 2,50 m d’étalement. Au début de juin, le sommet des rameaux se couvre de petites fleurs, en forme de clochette, rose tendre tachetées de jaune au cœur. L’abondance de la floraison est exceptionnelle chez les plants bien établis. On conseille le kolkwitzia soit en isolé à l’arrière d’une plate-bande, soit en massif dans une plantation de fondation. Il peut également servir à faire une haie libre.

Le lilas de Preston ‘James MacFarlane’ (Syringa x prestoniae ‘James MacFarlane’) est issu d’un groupe de lilas fruit d’hybridation entre les espèces Syringa reglexa et S. villosa qui furent développés par madame Isabelle Preston à la station de recherche d’Agriculture Canada à Ottawa. Ce groupe qui comporte plusieurs cultivars facilement disponibles sur le marché.  Le cultivar de notre collection arbore des inflorescences aux boutons floraux d’un rose foncé s’ouvrant sur un coloris rose pâle. Les fleurs sont délicatement parfumées. L’arbuste s’érige sur 2 à 2,50 m de hauteur et s’étale sur 2 m, sa rusticité est excellente (zone 2) et il est exempt de maladies ou de ravageurs.

aLe weigela hybride ‘Bristol Ruby’ (Weigela x hybrida ‘Bristol Ruby’) est un cultivar plutôt ancien qui mérite toujours une place de choix dans les jardins et les aménagements. Cet arbuste aux tiges nombreuses pouvant atteindre 1,50 à 2 m de hauteur et 1 m d’étalement, au feuillage dense, d’un vert moyen, se couvre d’une multitude de fleurs rouge rubis à la mi ou à la fin juin. Cette première floraison abondante fait place à une faible reprise en août et en septembre. Il croît aussi bien au plein soleil.

 

 

 

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